La première question qu'on nous pose presque toujours, avant même de parler de tabac, c'est : « concrètement, ça va ressembler à quoi ? » C'est une question légitime : s'apprêter à changer une habitude aussi ancrée que la cigarette demande déjà du courage, on n'a pas besoin d'y ajouter l'inconnu. Voici donc, sans détour, ce qui se passe réellement lors d'un premier rendez-vous.

Avant tout, on parle

Les vingt premières minutes ne concernent pas le laser du tout. On échange sur votre histoire avec le tabac : depuis quand, dans quels contextes, ce qui a déjà été essayé, ce qui vous a amené·e à franchir le pas aujourd'hui. Cette étape n'est pas une formalité : elle permet d'ajuster les points travaillés à votre situation réelle, plutôt que d'appliquer un protocole identique à tout le monde.

« On ne traite pas une addiction au tabac, on accompagne une personne qui a une histoire particulière avec le tabac. »

Le laser, sans surprise ni douleur

Une fois les points réflexes de l'oreille repérés, chacun est stimulé quelques secondes avec un laser basse intensité. Il n'y a ni aiguille, ni piqûre : la plupart des personnes décrivent une sensation neutre, parfois une légère chaleur. La séance complète dure environ 45 minutes, échange initial compris.

Les jours qui suivent

Il n'y a pas de promesse de disparition instantanée de toute envie de fumer, ce serait malhonnête de l'affirmer. Ce que beaucoup de personnes rapportent, en revanche, c'est une sensation de manque plus supportable dans les premiers jours, et un espace mental un peu plus disponible pour tenir bon face aux automatismes. C'est précisément là que se joue la distance émotionnelle avec la cigarette : moins de réflexe, plus de choix.

Une séance, ou plusieurs ?

Certaines personnes se sentent prêtes après une seule séance. D'autres préfèrent un suivi à une ou deux semaines d'intervalle, notamment en période de stress. Ce rythme se décide ensemble, en fonction de vos retours après la première séance : il n'y a pas de nombre de séances imposé à l'avance.

Pour rappel, cette approche est complémentaire et ne remplace pas un avis médical, en particulier en cas de dépendance sévère ou de pathologie associée.